C’est une question fréquente, et légitime. La réponse tient en un ordre de grandeur : une radiographie dentaire numérique délivre une dose très faible, et l’imagerie moderne l’a encore nettement réduite par rapport à l’argentique.
Des comparaisons utiles
Chacun d’entre nous reçoit en permanence une irradiation naturelle — rayonnement cosmique, radon, aliments — de l’ordre de quelques millisièverts par an en France. Une radiographie rétro-alvéolaire numérique représente une fraction infime de cette exposition annuelle : l’équivalent de quelques jours de vie courante. Un vol long-courrier expose davantage.
Pourquoi le numérique change les choses
Les capteurs numériques sont beaucoup plus sensibles que les films argentiques : il faut moins de rayons pour obtenir une image exploitable. Ils permettent aussi de retravailler contraste et luminosité après le cliché, donc de ne pas refaire une radiographie mal exposée.
Le principe qui gouverne la pratique
Deux règles encadrent tout examen radiologique : la justification — une radiographie n’est réalisée que si elle change la conduite à tenir — et l’optimisation — à la dose la plus basse permettant un diagnostic fiable. Aucune radiographie « systématique » n’est faite au cabinet sans motif clinique.
Et pendant la grossesse ?
Signalez toujours une grossesse ou un doute. Les soins dentaires urgents ne doivent pas être reportés — une infection non traitée est plus risquée qu’un cliché ciblé — mais l’examen sera adapté et différé s’il peut l’être sans conséquence.



