Une personne sur trois appréhende le rendez-vous chez le dentiste, et une sur dix repousse les soins des années à cause de cette peur. Ce n’est ni ridicule ni rare : c’est une donnée à intégrer au traitement, pas à ignorer.
Dites-le dès le premier appel
Cette simple phrase change tout le rendez-vous : un créneau plus long est prévu, sans soin, uniquement pour parler et examiner. Rien ne commence ce jour-là si vous ne le souhaitez pas.
Ce qui est mis en place
- Un signal convenu — vous levez la main, on s’arrête immédiatement. Sans discussion.
- L’anesthésie progressive — gel anesthésiant sur la gencive avant la piqûre, injection lente, produit tiédi : c’est la lenteur qui rend l’anesthésie indolore.
- Le commentaire permanent — vous savez à chaque instant ce qui va se passer, et pendant combien de temps.
- Des séances courtes — mieux vaut quatre rendez-vous supportables qu’un seul redouté.
- Le premier rendez-vous facile — on commence par le soin le plus simple pour reconstruire la confiance.
D’où vient cette peur ?
Le plus souvent d’une expérience ancienne, parfois d’enfance, à une époque où l’anesthésie était moins bien maîtrisée. Parfois d’un récit familial. Elle est presque toujours entretenue par la perte de contrôle ressentie dans le fauteuil — d’où l’importance de vous rendre ce contrôle.
Quand aller plus loin
En cas de phobie sévère qui empêche toute prise en charge, des solutions existent : sédation consciente au MEOPA en structure adaptée, voire soins sous anesthésie générale en milieu hospitalier pour les situations les plus lourdes. Nous vous orientons si nécessaire.
Réservez en ligne 24h/24 ou appelez le cabinet au 04 42 21 12 65.